Dawn

Le banal quotidien est lourd à porter.
Je crois bien que rien ne m'a jamais paru aussi lourd, abrutissant et frustrant.
Out of control.
On a la gueule de la vie qu'on a.... Pas envie de voir, ni de montrer la mienne.

Hightland, je ne t'oublie pas.

# Enviado el viernes 02 de octubre de 2009 03:57

Viva la Vida

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J'ai toujours rejeté la vie.
Aucun regard vers l'avenir, supporter juste le présent, ne pas penser à demain...
Je suis née dépourvue d'instinct de vie.
Etrange n'est ce pas ? Pathologie inconnue, je devrai la proposer au DSM IV.
Je dessinais pour m'enfuir quelquepart.
Nul part ou aller, j'ai inventé mon refuge.
J'ai mangé jusqu'à l'écoeurement pour combler cette absence de vie.
Mais la nourriture, c'est la vie, alors j'allais vomir la vie....

Rejet de la vie.

Pour ne plus manger je suis tombé enceinte,
c'est une façon comme une autre de se remplir....
Trois fois.
Et par deux fois j'ai assassiné la Vie.

La 3ème fois j'ai échoué.
La vie s'est imposée à moi.

Je ne m'expliquerai jamais cet étrange et risible paradoxe, celui qui fait naitre la vie du néant.
Il doit y avoir quelquepart un ange qui veille sur chaque destinée, qui reprend les défaillances profondes de chaques entités organiques.

A présent je suis obligée de vivre, parce que je suis responsable non plus de ma vie,
mais de la sienne.

Pendant longtemps j'ai hurlé à l'injustice.
Mais il n'y a pas de justice, ni d'injustice, tout est une question de point de vue...

Maintenant je dis merci.

Merci la Vie.

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Viva la Vida

# Enviado el miércoles 04 de febrero de 2009 09:26

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 03:42

Hallelujah

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Depuis le début, je suis aveugle.
J'ai cru durant tout ce temps que ta venue signifiait ma chute en enfer, ma mort prématurée...
Mais je n'avais rien compris. Avant toi, je n'étais pas vivante.

Tu sais je ne suis pas quelqu'un de bien, c'est dans ma nature.
Dès ma tendre enfance pour pallier mes trop grandes faiblesses,
j'ai invoqué mon vice favori, la ruse.
La ruse, c'est la force des faibles,
et j'ai toujours utilisé mon intelligence à mauvais escient.
C'est dans ma nature.
J'ai grandi en rusant, me jouant de la vie, la bluffant du mieux que je pouvais, afin de fuir...
En perpétuelle fuite. Ou dois-je aller ?
Je n'ai jamais eu envie de vivre.
La vie, elle aura de toute manière ma peau.

Il n'y aura plus rien après ma mort.

On nous pose sur Terre puis nous avons le choix : Héros, Moutons ou Anti héros.
Pas les méchants ni les gentils, allons,
vous savez comme moi que ça ne marche pas comme ça...
Je suis un anti héros, je suis mauvaise et destructrice.
Une avorteuse.
J'ai passé ma vie à avorter.
Tous mes projets, mes rêves, mes talents, mes capacités, mes amitiés, mes amours, mon image...
J'ai tout massacré.
Et j'avorte encore et encore :
Coupés les liens, détruites mes ambitions, brisées mes affections..
Je crée et puis je tue.
Aujourd'hui, plus que jamais, je suis seule, j'ai brûlé la Terre autour de moi....


La seule chose que je n'ai pas réussi à tuer malgrès mon acharnement c'est toi.

Et c'est toi qui m'a sauvé.

Parce que sans toi, qui sais ce que je serais aujourd'hui ?
Je n'avais rien compris.
Tu n'es pas mon Châtiment :
Tu es ma Rédemption


Il y aura une vie après ma mort.

Il m'aura fallu 24 ans pour comprendre tout le sens de cette phrase.


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Hallelujah

# Enviado el jueves 23 de octubre de 2008 10:43

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 03:45

Médéia

Médéia
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Mains tendues vers un ciel épuisé
Dans un interminable refrain sale,
Mains souillées à demi brulées
Comme une rose noire sans pétales

A jamais, perdu dans les ténèbres
Le son du glaive résonne la fièvre,
Le cri frénétique inaudible du silence
A quatre pas perdu dans la conscience

Le noir absolu de perversité couvre l'infâme,
La femme à genoux n'a plus d'âme
Misère trompette de la mort qui ricane,
Sur ses longs cheveux brun,le temps s'incarne


.."L'Anonyme"..



C'est comme ça...


Mes mains sont couvertes de sang, mais vous ne le saurez jamais

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# Enviado el jueves 17 de julio de 2008 07:49

Modificado el viernes 20 de noviembre de 2009 03:48

Utopie

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Quand j'étais jeune, il y a longtemps, longtemps de ça.
Une époque si brumeuse dans ma chronologie mentale qu'elle me parait une autre ère.
Ere d'idéalisme naïf, peuplée d'innocence et de rêves...

Il me suffisait de mes deux jambes, pour traverser le Monde, et enivrer mes sens jusqu'à l'overdose.
Que son horreur et sa splendeur me crêvent les yeux.
Que mes tympans saignent les pleurs des vent lointains, des chants sacrés.
Toucher la vie, en vraie, à m'en brûler les doigts, les ailes et le coeur.
Et puis me taire. Humble, devant tant de beauté et de misère.
Mon corps pour seul transport, ma soif pour seule boussole.

Far, far away.

Loin de cette putain de société sédentaire, engorgée d'abondance et de besoins illusoires. Dérisoire.
Je suis née dans du coton, j'ai dormi dans du satin, j'ai marché sur du marbre.

Mais moi, j'ai le sang nomade.

Je rêvais de chemins de poussière et de boue, de forêts sauvages, d'éternels déserts blanc.
De Sibérie et d'Alaska, de la chaleur du Sahara.
De reliefs agressifs et dévorants, où la roche transperce et la neige avale.
... Mes lointaines contrées...

Je voulais l'horreur tout près de moi, peuplades meurtries, les enfants au regard douloureux.
La mort juste à mes pieds. Mourir aussi, peut être...
Je voulais connaitre le Monde tel qu'il l'était. Splendide. Aride.
Comme chaque réalité.
Je voulais tout voir, tout comprendre, tout entendre.
Je voulais connaitre la vérité.

Juste mes jambes pour me porter, ma volonté pour avancer,
mes souvenirs et les images pour seuls bagages, à jamais gravé dans ma mémoire.

Voila ce que je voulais, à 15 ans, alors que les autres prenaient goût aux grandes vanités,


Moi, je voulais offrir mon âme à la Terre entière.

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Utopie

# Enviado el jueves 10 de julio de 2008 04:18

Modificado el miércoles 04 de febrero de 2009 09:37